Foncez ! Si vous avez des rêves, surtout battez vous pour les vivre, cela vaudra toujours le coup, ne serait-ce que la satisfaction d’avoir essayé.

Bonjour Camille parlez nous de vous qui êtes vous ?

Je m’appelle Camille, j’ai 33 ans, je suis mariée et vis à New York depuis 4 ans. Je travaille en recherche et développement en innovation maquillage, à côté j’aime la vie.

Par là je dirais plutôt que j’aime rire avec mon mari, passer du temps avec ma famille on est très proche, j’aime autant danser que sortir et rencontrer des gens. Les voyages exotiques sont à mon goût, j’aime profiter de ma terrasse en prenant le temps d‘un apéritif entre amis, profiter de chaque choses qui m’entoure avec simplicité, en un mot je dirais que j’aime vivre.

Quel métier exercez vous ? Avez vous toujours fait cela ? Et si changement pourquoi cette reconversion ?

Je suis Senior Technical Manager, en d’autre termes je gère une équipe appelée «Lip Technical Plateform » pour une entreprise mondiale de cosmétiques.

Écrit et dicté comme cela pourrait paraître présemptueux, pourtant à mon humble avis cela veut juste transparaître que je suis responsable d’un laboratoire de recherches et développement, spécialisé dans l’innovation de produits de maquillages pour les lèvres.

Je n’est pas toujours été à ce poste, avant cela je cherchais moi même les formules, disons que l’utilisation des matières premières, la chimie font que j’ai évoluée avec passion dans l’innovation même des produits jusqu’à l’intégralité des aspects du métier.

Mais ce que j’aime aussi c’est les responsabilités, ces challenges qui font que je pousse mon équipe à aller toujours plus loin, j’avance avec eux, je prends des décisions en étant chef de projet, j’aime cette esprit de compétitivité qui me fait repousser les limites.

Mais pour vous dire sincèrement le fond, j’aime être responsable pour créer, réinventer.

Ce poste m’a donnée confiance, j’aime le fait de transmettre ma passion à mes équipes, élaborer et formuler des nouveautés, j’aime repousser l’esprit là où personne ne l’a encore atteint pour explorer la créativité et le mélange de sciences, pour obtenir ce que personne n’a encore trouvé

Avant tout cela j’ai commencée ma carrière comme ingénieur, en développement formules pour l’entreprise Bourjois, un poste que j’ai tenue à Paris, durant 4 ans avant ma mutation à New-york, suite au rachat de mon entreprise.

Avant de tout plaquer pour recommencer ce que vous avez créé ailleurs, avez vous eu l’envie de reculer, ou le grand saut était déjà certains ?

Avec mon mari, nous avions toujours voulu nous expatrier, les conditions étaient idéales, nous n’avons donc pas hésité à nous lancer, j’ai eu de la chance que cette décision ait pu être unanime et que nous ayons fait ce choix à deux en pleine conscience.

J’ai eu la chance de pouvoir partir avec l’homme que j’aime, exercer le métier qui me passionne tant, en ayant la sécurité de mon poste à l’arrivée.

Nous avions vraiment jamais douté de la décision qu’on avait prise, j’étais surtout très triste à l’idée de quitter ma famille, mes amis, ces proches qui sont important pour mon équilibre, je vous cache pas avoir eu plusieurs fois des moments de larmes, la question était plutôt relier au pourquoi je partais si loin de ceux que j’aime le plus, mais non je ne pense pas une seule fois avoir remis en doute mon départ.

Vous avez changé de lieu de vie et de projet, pourquoi ce grand revirement ?

Mon mari et moi, avions toujours eu envie d’une expérience inédite, nous étions jeunes, sans enfants, c’était le moment où jamais pour sauter le pas sans le regretter.

Nous sommes partis avec l’idée à l’esprit que si jamais nous n’étions pas heureux on pourrait rentrer en France, rien est définitif et puis au final qui l’a pas envie de passer quelques années à New York ?

Quel impact cette nouveauté de vie ou ce changement de carrière à eu sur vous, votre vie de femme (homme) , ou vie de famille ?

Pour commencer elle a eu un impact positif, avant mon départ je me suis mariée, c’est à mes yeux le plus beau jour de ma vie, le bonheur de réunir amis familles pour leur dire aurevoir, mais aussi officialiser notre histoire et se dire que nous n’aurions jamais fait ce grand saut l’un sans l’autre. Je pourrais vivre n’importe où avec mon mari, peut importe les opportunités qui s’offrent à nous, rien ne vaut qu’on ne le vive pas à deux.

En revanche, l’ajustement et là transition étaient plus complexes, je m’attendais pas que ça dure aussi longtemps et que ce soit aussi difficile.

Changer de ville, de continent, reconstruire une vie sociale avec la barrière de la langue au quotidien, un vrai choc des cultures.

C’était épuisant de devoir parler anglais constamment, réapprendre une vie, une économie, tout avait changer, le coût de la vie, l’apprentissage d’une autre culture, et de devoir se faire accepter par une équipe que je devais diriger. Le plus dur c’était le rituel du samedi soir, les copains qu’on retrouvaient autour d’un verre, d’un repas.

Cela nous a pris presque un an, le temps de pouvoir s’adapter et trouver nos marques, je me souviens de plusieurs fois où j’ai voulue retourner en France, retrouver la simplicité de la vie que j’avais avant, mais je reste une battante j’avais l’envie de réussir, je me suis battue auprès de mon mari pour trouver ma place dans ce nouveau projet.

Nous avions toujours eu un cercle d’amis très large, nous avons connu pour la première fois le rejet, la fausseté de l’autre, les américains ont une tout autre notion de l’amitié.

Pour conclure, cela en valait la peine, nous avons reconstruit un cercle d’amis, la plupart français, c’est sûr que nous nous sentons plus proches, nous partageons les mêmes codes, la même culture, mais notre vie a pris un tournant, nous découvrons New York chaque Week-end, nous sortons et visitons ensemble des endroits différents. Nous avons aussi l’opportunité de voyager très régulièrement, en ayant accès à de magnifiques lieux où nous aurions jamais pu aller avant. Aujourd’hui nos week-end se décomposent de déplacements à Washington, Chicago, ou encore la Nouvelle-Orleans.

Quand à l’aspect professionnelle, j’ai grandie, j’ai mûrie, j’ai évoluée et appris des challenges, j’ai eu accès à des postes et des opportunités uniques, auxquelles je n’aurais pas eu certainement si j’étais restée à Paris.

Comment on tient sa vie de femme, de famille dans ce changement radical cette évolution ?

Les difficultés de la première année, ont rendu notre couple encore plus solide, il n’y a rien qu’on a pas pu affronter à deux, ce qui me conforte à l’idée que tant qu’on est ensemble on peut tout surmonter.

On peut compter l’un sur l’autre, j’aime énormément mon statut de femme mariée, il m’épanouie, je ne pense pas que nous l’aurions fait, si nous avions pas choisi ce changement de vie, cette grande aventure américaine.

C’est pour nous très positif, de voir que nous pouvons toujours compter l’un sur l’autre, pourtant 5 années plus tard nous avons acheter notre appartement, et attendons avec grand bonheur notre petit garçon pour l’été.

Je me rend compte avec beaucoup de recul, que nous avons beaucoup de chance, nous avons traversés ces derniers mois des moments des plus difficiles, j’ai pourtant appris à être positive, ce n’est pas mon genre de tout abandonner, tellement de gens aimeraient avoir ce que nous avons.

Mais là plus belle chose dont j’ai pu me rendre compte, c’est qu’on est capable de tout affronter, tout les challenges de la vie, tant qu’on est là l’un pour l’autre.

Pensez vous que elna international a une pensée correcte quand elle suppose que chacun peut changer la face du monde à sa manière, et que indirectement tant que l’on pensera que notre vie n’est pas intéressante les choses bougeront pas ?

Complètement, les choses n’arrivent pas que chez les autres, il faut toujours se donner les moyens de poursuivre ses rêves, et surtout ne jamais abandonner quand cela devient difficile.

Les meilleures choses de la vie ne sont pas toujours les plus facile à obtenir, il faut continuer à y croire et à se battre.

Je ne veux pas me retourner sur ma vie dans 20 ans, et regretter les choses que je n’ai pas pris le risque de vivre.

Comment vous voyez l’avenir, en tant que Femme de demain ?

Je suis fermée à rien, je vois mon avenir flexible, imprévisible, peut être un nouveau pays, un nouveau job, tout est possible, j’espère pouvoir vivre de nouvelles aventures.

La seule certitude c’est que j’ai besoin de challenges, de nouveaux projets, j’ai besoin d’avancer, quand je me retrouve coincée, je cherche de nouveaux objectifs, de nouvelles aventures à vivre.

Vous avez eu du courage, de l’espoir pour changer votre vie, quel conseil donneriez vous à ceux qui vous lisent ?

Foncez ! Si vous avez des rêves, surtout battez vous pour les vivre, cela vaudra toujours le coup, ne serait-ce que la satisfaction d’avoir essayé.

Si l’enfant de 10 ans que vous étiez vous regarderai aujourd’hui que dirait il ?

Je pense qu’elle me demanderait « What’s Next », son rêve a elle était de vivre à Paris, j’ai surpassée ses exigences.

Elna international souhaite montrer à ses lecteurs que demain se construit par chacun, quelque soit son métier son rêve, son ambition, sa classe sociale, ou son ethnie, pensez vous que se reconnecter en racontant l’histoire de chacun, pour qu’on se sente plus proche de son voisin peut donner confiance et courage à ceux ou celles qui ont perdu espoir ?

Je l’espère vraiment, malheureusement nous ne sommes pas tous égaux. Les conditions ne sont pas toujours réunies pour accomplir ses propres rêves, certaines personnes doivent faire face à de nombreux coups durs dans la vie.

Mais, j’ai personnellement un profondément respect pour les personnes qui se battent envers et contre tout, malgré l’adversité, pour atteindre leur objectif, cela rend leur réussite encore plus impressionnante.

Pour finir en un mot , que diriez vous à nos lecteur sur votre vision du monde de demain ?

Vivez votre vie pour vous, Personne ne le fera à votre place.

Auteur,

Hélène Bonnaud


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *