Elna International s’est rendue sur les réseaux sociaux, afin de retranscrire au plus près de la vérité, les ressentis sur le virus .

Nous avons rencontrés ces personnes, qui dans l’ombre ont œuvrés face à cette épidémie, dans le plus grand des silences.

Dans cette période, nous avons été confrontés par un surplus d’activités, dans la grande distribution avec aucune précaution ni prise de température pour le personnel.

Je m’appelle Ophélie, je suis titulaire d’un bac pro hygiène et environnement.

j’ai 39ans, je travaille dans une entreprise de nettoyage, qui pendant la crise sanitaire a continué dans les chantiers où je suis affectée dans la grande distribution et secteur pharmaceutique.

Dans cette période, nous avons été confrontés par un surplus d’activités, dans la grande distribution avec aucune précaution ni prise de température pour le personnel.

On ne prend pas cela assez au sérieux, moi ayant eu des cours de microbiologie je sais de quoi on parle, j’ai appliquée la désinfection sur tout les points de contact.

Avec le plus dur ramasser ; les masques et les gants, partout sans savoir si les gens les portaient parce-qu’ils étaient malades ou par précaution.

Malheureusement, on s’habitue a cette situation, et aucune reconnaissance et aucune prime de plus nous est accordé.

Nous sommes depuis des années cadencées.

Quand je vois qu’on est mieux protéger dans les supermarchés qu’à l’hôpital , ça fait poser des questions…

Je suis Julia, infirmière dans un hôpital psychiatrique privé à but non lucratif. Pour ma part, il parlent d’une prime mais on en voit pas la couleur.

Les bons de gasoil offerts par total nous ont jamais été donnés par la directrice alors que les professionnels travaillant dans les ehpad dans notre hôpital les ont eu.

On ne comprend pas ces inégalités.

Pour la période de crise, on n’avait même pas de matériels pour se protéger dans les premiers temps !!

Pas de masques, il a fallut attendre plusieurs semaines avant d’en avoir, et bien sûr ces derniers étaient comptés au compte goutte, c’était 1 masque chirurgical ( qui protège les patients mais qui ne protège pas ceux qui les portent)).

1 masque par poste soit 8h de travail, alors que l’efficacité d’un masque devient nulle au bout de 4h. Aussi, pour précision, ces masques étaient périmés depuis des années.

Donc on passait la moitié de notre temps de travail avec aucune protection.

Les patients eux, n’avaient pas de masque ( en psychiatrie). Donc au final, eux étaient « protégés» grâce à notre port de masque, alors que les soignants eux même ne l’étaient pas vraiment puisque les patients eux n’en portaient pas.

Même au jour d’aujourd’hui, les patients peuvent sortir à l’extérieur, on leur fournit des masques chirurgicaux lorsqu’il sortent, mais nous ne pouvons avoir de certitude sur leur bonne utilisation.

Et nous on a toujours pas de masques canard Pour nous protéger nous …

Quand je vois qu’on est mieux protéger dans les supermarchés qu’à l’hôpital , ça fait poser des questions…

Je trouve pas normale qu’on est aucune reconnaissance, je vois au bureau mes patrons faire attention a eux, on nous interdit de rentrer dans les locaux.

Bonjour je m’appelle Valentine, je suis agent d’entretien en industrie donc pas de confinement pour nous.

Le matin, je me lève a 4h pour travailler, 5h ma journée commence, les questions commencent dans ma tête, car j’ai deux enfants à la maison.

On peut dire que les chefs son venus chez moi, pour pouvoir nous donner des masques et des gants, dans les usines il y a des infiltrations de tous, et tous les jours, on ce posent des questions ; qui on va croiser, comme réagir, il faut garder le sourire et dire que tout va bien.

Les personnes qui travaillent en industrie, ne font pas attention aux règles d’hygiènes, surtout aux toilettes.

C’est terrible, il faut vite penser à se laver les mains.

On m’a fait la remarque que j’utilise trop de gants. Une boîte pour 1 mois enfin. Lorsque je reviens à la maison, je mets les chaussures dehors, je ne veux pas de contact direct avec ma famille, je lave de suite mes habits et me douche.

j’ai expliquée à ma fille de 8 ans, que je ne pouvais pas lui faire de câlins, c’est dur de l’entendre me répondre : maman tu m’aimes plus. J’ai essayée de trouver les mots pour lui expliquer la situation difficile du moment et la rassurer.

Je n’ai pas eu de prime pourtant j’étais sur le terrain, moi aussi j’ai ma vie en jeu.

Je trouve pas normale qu’on est aucune reconnaissance, je vois au bureau mes patrons faire attention a eux, on nous interdit de rentrer dans les locaux.

Je suis travailleur handicapé, le soir en rentrant je regarde les informations, j’ai peur d’une deuxième vague, je me dis il faut que je fasse attention à moi et au miens. J’aimerai qu’on soit un peu plus reconnu, qu’on pense un peu plus à nous.

Les prénoms ont été modifié pour garder l’anonymat de nos témoins.

Auteur

Hélène Bonnaud

Catégories : Témoignages

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