Nous sommes en plein moi de juillet, la chaleur d’un été pas comme les autres, la distance laisse des traces inhabituelles, et on sent cette tension urbaine qui n’est plus la même.

Les bruits me semble lointain, les rues vide laissent un goût amer d’une saison particulière.

Et pourtant j’ai besoin d’écrire, de te laisser partir.

Deux ans se sont écoulées, notre relation était jolie, elle était pas simple, elle était pas belle, mais pas vilaine non plus.

Puis un jour, tu m’as parlé assis sur ce lit ton regard baissé, pour me dire que c’était fini, sans explication concrète Sans but.

Je n’ai fait que respirer et noyer mes sanglots, dans l’oreiller qui étouffait le bruit de ma tristesse.

J’avais le cœur en miettes, le ventre déchiré, ma douleur était si intense que le feu de l’enfer venait de prendre pour habitation mes entrailles.

C’était la fin.

Comme toute fin, cela marque le début d’une nouvelle aventure, celle de me retrouver seule .

On se prépare jamais à l’annonce d’une fin de relation, c’est injuste, pourquoi la personne qu’on aime le plus décide subitement sans notre consentement de mettre fin à quelque chose…

Oui, c’était ça, j’étais devenue quelque chose…

J’étais devenue insignifiante, le silence pour seul ami, le répondeur pour seul compagnie …

C’est dur aujourd’hui de ne plus être en contact avec les réseaux sociaux, les amis en communs qui eux aussi font leur choix, et ceux qui essaient bien que mal de trouver un équilibre dans une guerre qui n’est pas la leur …

On passe notre vie à attendre des autres, on pense et on espère que les gens changent, sans remarquer que nous aussi on évolue. On se cherche, parfois on se perd dans de mauvaise direction en essayant de trouver un sens, des réponses qu’on connaît déjà mais qu’on refuse de voir. On s’oublie dans l’instant, on laisse le passé manger le présent, sans se dire qu’on laisse pas de place au futur.

Puis un jour, on comprend qu’il est temps de laisser de partir ce qui s’en va, pour laisser venir ce qu’il vient .

Bien sûr, c’est dur d’avoir le droit de ressentir à nouveau, ne pas culpabiliser, c’est dur d’assumer parfois la proximité d’un sentiment qu’on préfère effacer, l’autre est passée à autre chose pourquoi pas nous ?

Et bien parce-que c’est dur, il y a l’acceptation de l’abandon, ça relève des peur les plus anciennes dès l’enfance, une situation qui nous échappe, pourtant c’est pas plus facile de quitter, que de rester.

Mais un jour, il faut chercher à ne plus stagner, il faut apprendre à trouver de nouvelles occupations, rencontrer d’autres personnes, réorganiser son temps libre …

On peut passer sa vie à attendre que la pluie passe, ou accepter la main qu’on nous tend, même nouvelle et avancer.

Oui c’est difficile, bien plus que de vider le pot de glace devant Netflix, de passer devant une porte frapper tout les jours, sans qu’elle ne s’ouvre.

Un peu comme ses amis que tu passes ton temps à relancer, avec le silence pour réponse..

Stop, toutes les excuses sont bonnes,

quelqu’un qui a envie de te parler ou de te répondre prendra le temps de le faire,quelqu’un qui a envie de passer du temps avec toi de rire avec toi le fera.

Peu importe si son chemin à lui en ressortira.

Je ne pouvais pas passer ma vie a attendre un simple bonjour, une simple once d’amitié, avec la sensation de déranger, j’ai donc effacer ceux qui m’avaient déjà oubliés.

L’amour c’est pas forcément facile, il y a parfois des compromis et des concessions, il faut savoir parfois ce qu’on est capable de sacrifier pour être avec son partenaire, mais il faut aussi parfois avoir la dose de courage pour oser assumer ce qu’on essaie de pas s’avouer. Il faut pouvoir accepter l’autre dans tout son être, avec ses défauts ses qualités et le prendre en entier.

Mais avant d’en arriver là il faut avoir guéri,il faut avoir laisser la place à l’inconnu, il faut avoir laissé la place au renouveau.

C’est difficile de se dire chaque jour peut être, mais un jour on avance. Non pas parce qu’on espère pas, mais parce qu’on se le doit, parce qu’il faut aller de l’avant, parce que tout ce temps qu’on a perdu, lui s’est écoulé devant nous, en laissant passer de belles occasions qu’on ne s’est pas autorisé.

Aujourd’hui, je suis prête, prête a me relancer dans une histoire sérieuse, prête à abandonner mes folies d’un instant pour construire un foyer, prête à accepter l’homme imparfait, le pas politiquement correct, le pas très beau mais qui sera magnifique a mes yeux, le partenaire des jours heureux et sombre à venir.

Je suis prête parce que je t’ai laissée partir, je t’ai laissé me rendre cette place a offrir, non je n’ai plus besoin d’apprendre a combler un manque, je suis heureuse et épanouie seule, j’ai grandie.

J’ai appris à être solitaire, affronter mes peurs les plus bizarre, et marcher avec indépendance, je suis prête à prendre le risque de sauter, d’avoir le cœur brisé ou pas, je te fais confiance. Oui je sais que cette fois, deux ans à vivre seule, j’ai appris que si je te laisse entrer dans ma vie, c’est pour qu’on avance, pas a pas, un jour à la fois et qu’on porte cette valise à deux.


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